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A la rencontre de 2 réfugiés politiques

Mardi 6 juin 20017, les élèves de 2de 4 et 5 ont pu rencontrer deux réfugiés hébergés au CADA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile) de Digoin, accompagnés par Mme Rebillard et M. Louveton, membres de l’Association des Amis du CADA.

Inès, tunisienne, était chef d’entreprise en Tunisie puis assistante de direction à Dubai. Elle est arrivée en France en novembre 2015. Cela fait 8 ans qu’elle n’a pas vu ses deux enfants restés en Tunisie chez ses parents. Elle n’a pas voulu expliquer aux élèves les raisons de son départ de Tunisie car pour elle, décrire sa situation reste trop dur. Elle a seulement accepté de raconter son quotidien au CADA.

Fahim, étudiant en informatique, a fui le Pakistan, menacé par les Talibans (intégristes musulmans). Il est parti seul, traversant pendant trois mois l’Iran, la Turquie, la Bulgarie, la Serbie puis l’Allemagne. Il est arrivé en France à Paris en octobre 2016 et loge au CADA de Digoin depuis avril 2017.

Ils attendent de recevoir de l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides leur statut de réfugié politique (Fahim a reçu un premier avis négatif) ; il faut rappeler qu’en général 80 % des demandes d’asile sont refusées chaque année.

Le CADA, financé par l’Etat accueille, héberge et accompagne les demandeurs d'asile en cours de procédure de demande d'asile et ayant déclaré n'avoir aucune solution de logement et sans ressources. L'équipe assure l'accompagnement administratif, social et médical et propose des actions collectives d'animation et d'information (cours de Français, création de jardins potagers par exemple).

Ces demandeurs d’asile n’ont pas le droit de travailler en France tant que leur statut n’est pas réglé ; beaucoup s’engagent alors bénévolement dans des associations comme Emmaüs.

Mme Rebillard, présidente de l’Association des Amis du Cada, présente le bilan 2016 de l'association :
« L’association des Amis du Cada de Digoin a accompagné 28 familles déboutées (refus administratif du droit d’asile), soit 98 personnes en 2016. Nous avons assuré leur suivi administratif, alimentaire et médical. À l’extérieur, nous suivons également 14 familles en attente de régularisation. Nous avons mis en place des rencontres festives et culturelles comme des ateliers cuisine, la participation à la foire aux livres d’Amnesty international ou encore la visite du Service d’aide par le travail (Esat) de Chauffailles entre autres. »