VISITE VIRTUELLE DU LYCEE
En raison de la crise sanitaire, nous ne sommes pas en mesure d'organiser des portes-ouvertes cette année. En cliquant sur "en savoir plus", vous accéderez à une visite virtuelle du lycée et à une présentation de nos formations. En fonction de l'évolution de la situation sanitaire, des visites de l'établissement sur rendez-vous pourraient être proposées au mois de juin.

Intervention de Jacqueline Miniau

Jeudi 20 mai 2021, Mme Miniau est intervenue devant les terminales STL1 pour raconter l’histoire de sa mère, Angèle Lamanthe, résistante et déportée.

Angèle Lamanthe dans son habit de déporté un an après sa libération

Angèle dont le mari est fait prisonnier en juin 1940, habite à Poisson avec sa petite fille Jacqueline. Travaillant à Paray le Monial en zone occupée, elle franchit chaque jour la ligne de démarcation avec son laissez-passer (Ausweis). Elle va rejoindre alors le réseau de résistance de Joseph Fimbel pour faire passer des armes mais aussi des personnes entre les deux zones. Ses missions vont jusqu’à Lyon où, sous couvert de visite à ses tantes, Angèle fera passer des documents précieux pour la résistance.

A la suite d’une dénonciation, les Allemands viennent arrêter Joseph Fimbel à Poisson dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, mais celui-ci tue Rudolph Otto, lieutenant de la feldgendarmerie de Paray le Monial, et les deux policiers qui l’accompagnaient. Il se suicide ensuite pour ne pas tomber vivant aux mains des Allemands.

Angèle et Nina, la femme de Joseph, sont arrêtées, Jacqueline a alors 5 ans : « Ils ont pris maman, l’ont mise en joue devant le puits pour que la femme de Fimbel parle. Ils ont secoué ses enfants mais pas moi, avant de ramener ma mère à mes côtés. Encore aujourd’hui, je pourrais décrire ce soldat, je n’oublierai jamais son visage. Ils ont ensuite emmené nos deux mamans, sans nous ».

Les deux femmes sont transférées à Chalon sur Saône puis au fort de Romainville, camp d’internement pour tous les résistants, lieux de transit vers les camps de concentration. Elles sont alors déportées à Ravensbrück.

Libérées par les Russes le 30 avril 1945, elles rejoignent les positions américaines et sont rapatriées en France. Jacqueline, recueillie chez ses grands-parents, retrouve enfin sa maman.

des élèves très intéressés par ce témoignage émouvant

Article proposé par Christelle Martin, professeure d'histoire-géographie