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Le Charolais et les abolitions de l’esclavage

Monsieur le Proviseur accueille le conférencier, M Fernand LAURENT.

Les élèves de trois classes de 2nde ont assisté à une conférence de M Fernand LAURENT à propos des abolitions de l’esclavage en France et dans le Charolais.

En effet, l’UNESCO vient de retenir 20 sites français comme étapes de la « Route des Abolitions », dont 7 en Saône-et-Loire et 4 dans le Charolais, ce qui fait de ce territoire une zone importante dans la lutte contre l’esclavage.

La première commune reconnue est Paray le Monial, lieu de naissance, au XVIIème siècle, de Pierre Moreau, marchand drapier protestant réfugié en Hollande. Il s’engage dans la marine et, lors d’un voyage au Brésil, il est choqué par les conditions de vie des esclaves. En 1651, il publie « L’Histoire des derniers troubles entre les Hollandais et les Portugais », dans lequel il dénonce l’esclavage.

A la fin du XVIIIème siècle et dans un contexte de crise de la monarchie absolue, Louis XVI annonce la réunion des Etats Généraux pour le printemps 1789. Commence alors la rédaction des cahiers de doléances qui ont pour but de rassembler les demandes des trois ordres.

Le Tiers Etat de Toulon sur Arroux, dans le cahier préparatoire propose l’abolition de l’esclavage.

Le 27 mars 1789, à l’Auditoire du bailliage de Charolles, les représentants des 83 paroisses du Charolais se réunissent et rédigent un cahier de synthèse. A leur tour, ils demandent à l’article 9 « Que l’esclavage soit aboli dans les colonies françaises ». Cette demande, assez rare dans les cahiers de doléances français, montre l’impact des philosophes des Lumières dans le Charolais. En effet, un exemplaire de l’Encyclopédie est encore conservé à la bibliothèque de Charolles. Le 8 mai dernier, une plaque a été inaugurée sur la façade de la Salle du Bailliage, rappelant que Charolles est la plus petite ville à avoir formulé une telle demande.

Pendant la Révolution, le Digoinais Maynaud de Bizefranc Delaveau soutient Toussaint Louverture, ancien esclave d’Haïti, symbole de l’abolition de 1794. Cependant, l’esclavage est rétabli par Napoléon Bonaparte.

En 1848, lors de l’instauration de la IIème République, Lamartine, né à Mâcon, charge Victor Schœlcher de l’abolition définitive de l’esclavage, montrant encore une fois le lien entre notre région et la lutte pour la Liberté.

Plaque inaugurée sur la façade de la salle du Bailliage

Les élèves de 2nde3